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Cancer du sein : activer le corps, calmer l’esprit

Quand un diagnostic de cancer du sein tombe, aucune femme n’y est préparée. Certaines apprendront aussi qu’elles sont à risque, sans nécessairement le développer. D’autres encore lui auront survécu et seront en rémission, espérant ne jamais subir une récidive. Dans un cas comme dans l’autre, un retour au calme est essentiel. Il permet de faire le point sur notre situation, de l’observer avec un certain détachement pour mieux la comprendre et savoir la gérer.

Le programme de kinésio-oncologie La santé active comporte, en complément à l’activité physique, un volet détente et méditation.

Pour la plupart, « les femmes [diagnostiquées] sont stressées, elles ne savent pas ce qui arrive, leur vie est chamboulée », a remarqué Myriam Filion, kinésiologue accréditée, M.Sc., au cours de sa pratique. Son objectif, par ce programme, est de leur redonner une part de contrôle sur ce qui peut l’être, notamment leur bien-être physique et mental, par une diminution du stress et de l’anxiété.

« La détente, ça apporte beaucoup de bénéfices », reconnaît Mme Filion. Elle invite ainsi les femmes — à risque, diagnostiquée, en traitement ou en rémission d’un cancer du sein — à se centrer, à revenir à elles-mêmes par des exercices aussi accessibles que la respiration et la réflexion. La méditation et le yoga sont ainsi mis à profit, mais cela peut être aussi simple que de fermer les yeux, de se concentrer sur notre respiration et de ralentir notre fréquence cardiaque. L’introspection ainsi favorisée permet de faire ressortir le positif de notre vie et d’y puiser la force pour mener à bien ce combat contre la maladie. Cela amène une meilleure acceptation de celle-ci et double notre capacité à la gérer. La détente peut aussi passer par des étirements. L’important est de susciter un sentiment de bien-être par la sécrétion de l’endorphine : l’hormone du bonheur.

Depuis 10 ans, Myriam Filion s’investit particulièrement auprès des femmes atteintes d’un cancer du sein dans le but d’améliorer leur qualité de vie par l’activité physique et un retour au calme nécessaire après l’effort. Elle est détentrice d’un baccalauréat en kinésiologie et d’une maîtrise en épidémiologie clinique, cette dernière lui ayant permis de mieux comprendre le cheminement d’une patiente, du diagnostic à la rémission, en passant par sa réponse possible aux traitements proposés. Par son implication au programme La santé active, elle incite les femmes à comprendre les bénéfices de l’activité physique et de la détente. Elle vise aussi une uniformisation et une standardisation de la pratique auprès des kinésiologues.

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